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Paco MATEO


Paco MATEO, l’artiste

Un grand d’espagne à Mutzig

Matéo c’est l’imprévu personnifié. Il donne l’impression d’être attiré vers la droite et c’est vers la gauche qu’il part, on croit qu’il va faire une toute petite passe et c’est un boulet de canon qu’il expédie vers les buts adverses. Il n’a pas son pareil pour dérouter ou pour déconcerter un adversaire ou une défense.
Car Matéo, grand sorcier et magicien de ballon, a vraiment le football dans la peau. Dès qu’il se présente sur le terrain, le génie du football l’anime, le transforme et l’impression qu’il laisse à tous, c’est vraiment de jouer, de s’amuser.
Voilà ce qu’écrivait en 1946 un journaliste sportif en parlant de Francesco MATEO, il avait alors 29 ans.

Matéo est né le 15 mai 1917 à Algésiras en Andalousie.
A peine âgé de 15 ans, il fait son entrée sans l’équipe Sénior (Division d’Honneur Amateur).
En 1937, il rejoint le F.C. Valencia, alors un des meilleurs clubs d’Espagne.
En 1939, l’entraineur des Girondins de Bordeaux, l’ex-international espagnol DIAZ, en profite pour l’incorporer dans son équipe. Il y restera 7 ans, et avec lui, Bordeaux restera jusqu’en 1946 une redoutable équipe de football.

La saison 1946-1947, il rejoint le racing Club de Strasbourg, mais en saison 1948-1949, une chute malencontreuse au cours du match Racing-Nice sonne le glas de la carrière professionnelle de Paco.
En 1951, il accepte l’offre de J. Heckel, son ancien coéquipier et passe joueur entraineur à la Walck.
En 1952, le F.C. Bischwiller s’assurera ses services.
En 1995, il signe à Graffenstaden, mais retourne l’année suivante a Bischwiller.
En 1957, c’est là que le président de l’A.S. Mutzig, Monsieur Roger LEISSNER ira le chercher pour s’assurer de la double mission d’entraineur et de joueur.
Il restera à l’A.S. Mutzig jusqu’en 1960 et laissera un souvenir inoubliable.
Ensuite, il ira entrainer l’équipe des Pierrots et sera 2 fois Champion de France Amateur.
Et terminera sa carrière au Racing Club de Strasbourg comme entraineur des jeunes.

Quand le 21 juillet 1979, vers 22 heures, une voiture en provenant d’Osthouse manque un virage à la hauteur d’Eschau, le football alsacien s’apprête à vivre l’heure la plus tragique de son histoire.
Celui qui meurt en compagnie de son épouse, s’appelle Paco MATEO, il avait 62 ans, plus qu’un homme, c’est tout une légende qui disparait.
21 ans après, tous ceux qui l’ont connu en parlent encore avec une émotion mal contenue "c’était plus qu’un père", "c’était le plus grand", "c’était un artiste"..., aucun qualificatif ne semble démesuré pour raconter Paco MATEO.

Joueur virtuose, puis entraineur de génie, Paco MATEO n’avait pas son pereil pour faure du football une fête permanente, illuminée de rires.
L’homme aurait pu courir les cachets et partager son temps avec les grands de ce monde. Mais il n’avait que faire de l’argent et des bonheurs. Ce qu’il aimait entre tout, c’était taper sans une balle avec des gamins émerveillés, d’apprendre une astuce ou une feinte de professionnel. C’est ce qui place Paco MATEO au firmament de la réussite.

IL AVAIT LA GLOIRE DU CŒUR.
C’EST SA GRANDEUR ABSOLUE.



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